mardi 8 mai 2012

Rire

Trois exemples pour montrer l’efficacité du rire :
- Les personnalités qui ont un sens de l'humour actif sont protégées contre l'infarctus du myocarde. Les sujets ayant une maladie cardiaque ont une propension à rire moins importante face à une situation donnée que ceux qui sont protégés de cette maladie, facteurs de risques éliminés bien sûr.
- La thérapie par le rire est également expérimentée en psychiatrie. La diminution des scores d'hostilité et de colère, mesurés sur des échelles validées, témoigne de l'effet du rire sur l'humeur.
- Le rire peut être utilisé dans le cadre d'une technique cognitive pour augmenter la tolérance à la souffrance et diminuer la sensation de douleur.


Le rire est connu physiologiquement : que son origine soit psychologique ou sensorielle via les chatouilles, le rire met en jeu le cortex cérébral puis les centres moteurs du thalamus et de l’hypothalamus qui permettront de déclencher le réflexe mécanique et neuro végétatif du rire.
Le rire est une réponse physique involontaire à une émotion plaisante. C'est un réflexe à une stimulation physique ou psychique.


trois niveaux :
- Au niveau musculaire : le rire a des effets relaxants qui s'apparentent à une gymnastique douce, voire à un véritable jogging sur place. Une onde musculaire se propage progressivement en partant du sourire au niveau facial (relâchement des muscles masticatoires). Elle passe ensuite les muscles thoraciques, puis les muscles abdominaux (massage des organes internes, relaxation du diaphragme) et enfin les muscles du dos des cuisses.
- Au niveau respiratoire : le rire produit une séquence proche des respirations du yoga, composée d'une inspiration brève suivie d'une pause puis d'une expiration lente et saccadée. La quantité d'air ventilé augmente, pouvant atteindre les 2 litres, au lieu du demi-litre ventilé en période habituelle.
- Au niveau neuro-hormonal : le rire augmente la synthèse des hormones de la série des endorphines qui ont une action anti douleur, diminuent l'anxiété et régularisent l'humeur. Le rire entraîne en particulier une augmentation de la synthèse de la sérotonine, neuromédiateur qui est diminué dans la dépression.



On note sous l’effet du rire une stimulation de la substance P et une action bénéfique sur le système immunitaire : activité accrue des cellules K., augmentation des lymphocytes T. et des immunoglobulines G et M. Ces différents phénomènes ont un effet anti-inflammatoire.
Le rire est sous le contrôle du système parasympathique dont l’objectif est de ralentir le cœur et donc de venir s’opposer aux effets sympathiques du stress qui eux l’accélèrent.
La stimulation parasympathique entraîne une diminution de la tension artérielle, du rythme cardiaque, et une réduction de la sécrétion d’adrénaline




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